Myriam Sidibe - United Kingdom
Lifebuoy Global Partnership Manager, Royaume Uni.
Profil
« Mon objectif est de faire quelque chose de bien avec chaque morceau de savon que nous vendons, déclare Myriam Sidibe, spécialiste du lavage des mains et de l’hygiène. En Afrique et en Asie, les mères font confiance à Lifebuoy afin de protéger la santé et l’hygiène de leur famille. En principe, plus nous vendons de savon, plus nous pouvons sauver des vies. »
Myriam est responsable des campagnes marketing du savon Lifebuoy en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. « Nos campagnes font la promotion des produits Lifebuoy et incitent à adopter une meilleure hygiène en stimulant le lavage des mains, » explique-t-elle.
Favoriser de meilleures habitudes en matière d’hygiène
Myriam cite en exemple la campagne ‘Swasthya Chetna’ (éveil à la santé) de Lifebuoy en Inde. Ce programme d’information lancé en janvier 2002 est le programme éducatif rural le plus important au monde en matière de santé et d’hygiène. Son objectif est de réduire le nombre de cas de maladies liées à la diarrhée en donnant des informations sur des actes simples en matière d’hygiène, entre autres se laver les mains avec du savon. Depuis son lancement, cette campagne a déjà touché quelque 120 millions de personnes dans près de 51.000 villages.
Myriam explique que ce type d’implication sociale profite non seulement à la communauté, mais également à Lifebuoy. « En Inde, la diarrhée est une des causes principales de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Chaque année, plus de 1 million de personnes perdent la vie suite à des diarrhées ou des infections graves des voies respiratoires. Se laver les mains avec du savon peut éviter près de la moitié de ces cas de maladie. »
« Cela peut paraître simple, mais changer le comportement des gens afin qu’ils se lavent les mains avec du savon n’est pas une mince affaire. Vous devez connaître parfaitement le comportement, le mode de vie et l’environnement des consommateurs. Les gens sont plutôt enclins à écouter une marque familière comme Lifebuoy. Tout compte fait, voilà plus de 110 ans déjà que nous parlons d’hygiène aux Indiens. »
Certaines campagnes de marketing sur le thème de l’hygiène de Lifebuoy sont menées avec des partenaires tels que l’UNICEF et la Banque mondiale. Travailler en partenariat est important, car cela permet de mettre en commun les moyens et le savoir-faire. « De cette manière, nous pouvons également atteindre plus facilement les pouvoirs publics locaux et d’autres ONG. Nous apprenons constamment de notre collaboration et de nos rôles respectifs dans l’amélioration des habitudes en matière d’hygiène. »
Selon Myriam, Lifebuoy est magnifiquement placée pour exercer une influence à long terme sur la vie des gens et la marque ne ménage pas ses efforts pour que ses partenaires partagent également cette vision. « Si nous examinons nos points forts – notre savoir-faire, notre portée géographique et nos moyens –, Lifebuoy est une des rares marques réellement capables d’influencer le comportement des gens par le biais d’une campagne d’informations sur l’hygiène. Plus de 1,6 milliard de personnes dans le monde entier utilisent Lifebuoy, pour la plupart dans les pays les plus pauvres du monde. Dans les zones rurales en Inde, un produit de marque acheté sur sept est un produit Lifebuoy. « En outre, poursuit Myriam, nos activités sont autosuffisantes. En notre qualité d’entreprise prospère, nous pouvons procéder de la sorte sans être dépendants d’aides ou de financements externes. »
Antécédents
Myriam est issue du secteur des soins de santé. Ella possède un diplôme en sciences de l’environnement et un Masters en gestion de l’eau et de l’environnement. Sa carrière très variée l’a menée en Afrique australe, au Kenya, au Timor oriental et au Burundi. Elle a travaillé pour l’organisation humanitaire International Rescue Committee – qui installe des équipements sanitaires dans les camps de réfugiés –, pour divers ministères de santé publique, pour l’UNICEF et le Water & Sanitation Program de la Banque mondiale.
En 2006, elle obtient le titre de docteur en santé publique à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, avec une spécialisation dans le lavage des mains. « J’ai toujours estimé qu’il était très important d’apprendre aux enfants que se laver les mains est indispensable. » Dans un premier temps, elle a travaillé à temps partiel pour Unilever avant de passer à un temps plein en septembre 2006.
« Mon travail est fantastique, déclare-t-elle. Je n’aurais pu en souhaiter de meilleur. Ce travail est unique en son genre et très varié. Il s’agit d’un véritable travail de pionnier, qui est parfois très difficile, mais qui procure également beaucoup de satisfaction. »
Myriam est consciente qu’il n’existe aucune solution à court terme pour changer les habitudes en matière d’hygiène. « Nous voulons faire de notre mieux, mais il faut beaucoup de temps pour changer d’anciennes habitudes. Nous devons investir dans des programmes à long terme qui motivent les gens à changer leurs habitudes. Je pense que nos principaux succès doivent encore venir. Nous relançons nos programmes en 2009, en remettant l’accent sur de meilleures habitudes en matière d’hygiène. »

